Thibaud Rebour
Pétrole, volatilité et rotation sectorielle : garder le cap 🧭 Ce week-end, les marchés ont été mis à rude épreuve. L’escalade des tensions au Moyen-Orient a provoqué une flambée éclair du pétrole vers les 120 $, avant un reflux tout aussi rapide sous les 90 $. Au-delà du bruit médiatique et d’un indice de volatilité (VIX) monté autour des 35 points, les graphiques racontent une histoire assez lisible. D’abord, une fracture géographique. L’Europe, fortement exposée à sa dépendance énergétique – avec un prix du gaz qui a pratiquement doublé – a encaissé la correction la plus sévère : près de -10 % pour les grands indices. À l’inverse, Wall Street fait preuve d’une résilience notable. Depuis leurs sommets récents, le S&P 500 et le Nasdaq ne reculent finalement que d’environ 5 à 6 %. Ensuite, une rotation sectorielle très marquée. Le risque géopolitique est désormais largement intégré dans les valorisations des valeurs de la Défense et de l’Énergie. Ces segments apparaissent donc moins attractifs à court terme, tandis que des flux commencent à se rediriger vers la technologie et l’IA, qui ont joué un rôle d’amortisseur du côté américain. Ce type de dislocation crée parfois de véritables fenêtres d’opportunité. Dans la nuit de lundi à 3h30, au moment où l’incertitude était maximale, j’ai ainsi ouvert une position acheteuse sur le Nasdaq $NSDQ100 . Rien d’exceptionnel dans la démarche : simplement l’application d’une discipline d’investissement classique. Lorsque le pessimisme devient excessif et que l’analyse fondamentale suggère que les valorisations redeviennent cohérentes, la volatilité cesse d’être un danger pour redevenir ce qu’elle est souvent : un point d’entrée pour accumuler les entreprises qui façonnent la révolution de l’intelligence artificielle. Translate
Not investment advice. The author may have financial interests in the mentioned instruments.
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