Aurélie Daynié
🚗 Pourquoi je reste investie dans l’automobile européenne… alors que la bataille se joue désormais aussi en Chine ? J’ai actuellement trois valeurs automobiles européennes en portefeuille : $STLAM.MI (Stellantis NV) $VOW3.DE (Volkswagen AG) et $P911.DE (Porsche AG) Depuis plusieurs mois, le secteur montre enfin des signes d’amélioration en Europe. Les ventes repartent, l’électrique continue de gagner du terrain et les hybrides deviennent progressivement le nouveau point d’équilibre du marché. Mais selon moi, l’erreur serait de regarder uniquement l’Europe. Aujourd’hui, investir dans un constructeur européen revient surtout à répondre à une question plus large : Qui réussira à rester compétitif face aux constructeurs chinois tout en préservant ses marges ? 🇪🇺 L’Europe redémarre… mais le vrai match est mondial Le marché européen envoie des signaux positifs : +7 % de ventes de véhicules neufs en avril 2026 1,15 million de véhicules immatriculés 3ᵉ mois consécutif de croissance +38 % sur les véhicules électriques progression continue des hybrides pendant que l’essence et le diesel reculent Dans le même temps, les tensions énergétiques au Moyen-Orient et la hausse potentielle du pétrole pourraient rendre l’électrique encore plus attractif sur le long terme. Mais ce qui me frappe surtout aujourd’hui : les constructeurs européens ne cherchent plus seulement à battre la Chine. Ils commencent aussi à coopérer avec elle. 🇩🇪 Volkswagen : le leader européen sous pression mondiale Volkswagen reste probablement le groupe européen le plus complet. Le groupe conserve une position forte en Europe grâce à VW, Audi, Skoda, CUPRA et Porsche. Mais l’international devient plus complexe : progression en Europe ; ralentissement en Amérique du Nord ; pression croissante en Chine face aux acteurs locaux. Le défi est clair : rester compétitif sur les batteries, le logiciel et les coûts industriels. 🇳🇱 Stellantis : le dossier qui change de stratégie C’est probablement le dossier qui m’intéresse le plus actuellement. Pendant longtemps, Stellantis était vu comme en retard sur l’électrique. Aujourd’hui, le groupe ne cherche plus uniquement à construire contre la Chine. Il cherche aussi à construire avec elle. Le partenariat avec Dongfeng prévoit environ 1 milliard d’euros d’investissement pour produire des modèles Peugeot et Jeep électrifiés en Chine à partir de 2027. En parallèle, Stellantis confirme environ 1 milliard d’euros d’investissements en France : - 400 M€ pour Mulhouse - 500 M€ en R&D - développement de STLA One - objectif de compétitivité renforcée face aux groupes chinois Le groupe prévoit également : - 60 milliards d’euros d’investissements - 60 nouveaux modèles d’ici 2030 - accélération sur l’électrique et l’hybride - partenariats renforcés avec Dongfeng et Leapmotor Pour moi, c’est peut-être le changement le plus important du secteur : Avant : Europe vs Chine Aujourd’hui : Europe + technologie chinoise + production mondiale 🇩🇪 Porsche : une marque forte mais plus exposée au cycle mondial Porsche reste un actif particulier. Le groupe conserve un positionnement premium exceptionnel et une forte capacité à défendre ses marges. Mais le ralentissement du luxe, la Chine et le contexte commercial rendent le dossier plus volatil. 📈 Ma vision Je pense qu’on entre dans une nouvelle phase du secteur automobile. Pendant longtemps, le marché opposait les constructeurs européens aux groupes chinois ; aujourd’hui, les frontières deviennent plus floues et la compétition laisse progressivement place à des stratégies mêlant concurrence, partenariats technologiques et production mondiale. Les gagnants ne seront pas forcément ceux qui vendront le plus de véhicules. Ce seront probablement ceux capables d’absorber les coûts de transition, maîtriser batteries et logiciels, préserver leurs marques, produire au bon endroit et intégrer les meilleures technologies disponibles. L’Europe repart. Mais le vainqueur final de l’automobile se jouera probablement autant à Wuhan, Shanghai ou Detroit qu’à Paris ou Wolfsburg. Aurélie PI sur eToro Translate
Not investment advice. The author may have financial interests in the mentioned instruments.
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