La Chine prend une courte avance sur les États-Unis dans la course mondiale à l’IA, mais les investisseurs français privilégient encore l’Amérique

  • 47 % des investisseurs particuliers à travers le monde estiment que la Chine est la mieux placée pour mener la course à l’IA, devançant de justesse les 46 % qui choisissent les États-Unis 
  • En France, les États-Unis conservent une courte avance (45 %), mais la Chine les talonne désormais de très près (43 %).
  • L’écart entre les États-Unis et la Chine en matière de rendements boursiers attendus à long terme s’est réduit, passant de 21 points de pourcentage à 6 points de pourcentage depuis le quatrième trimestre 2024 
  • La proportion d’investisseurs particuliers exposés aux actions chinoises a presque doublé en deux ans, passant de 7 % au deuxième trimestre 2024 à 12 % au deuxième trimestre 2026 

Paris, 24 Juin 2026 – Selon le dernier rapport trimestriel « Retail Investor Beat » de la plateforme de trading et d’investissement eToro, les investisseurs particuliers du monde entier placent la Chine devant les États-Unis en tant que pays le mieux placé pour mener la course mondiale à l’intelligence artificielle.  

Dans une enquête menée auprès de 11 000 investisseurs particuliers dans 13 pays, 47 % ont choisi la Chine contre 46 % pour les États-Unis, un résultat statistiquement très serré qui semblait impensable il y a deux ans, et qui montre que les investisseurs considèrent de plus en plus l’IA comme une compétition mondiale pour le leadership technologique et économique, et non plus seulement comme un thème boursier américain. En France, les investisseurs particuliers continuent toutefois de placer légèrement les États-Unis en tête (45 %), devant la Chine (43 %). Un écart particulièrement réduit qui illustre néanmoins la montée en puissance de la Chine dans les perceptions des investisseurs français.

Lale Akoner, stratège des marchés mondiaux chez eToro, commente : « Les plateformes américaines à très forte capitalisation et les fabricants de puces restent au cœur des investissements dans l’IA, de Nvidia et Microsoft à Alphabet et Amazon. Mais les investisseurs reconnaissent également que la Chine a mis en place son propre écosystème puissant en matière d’IA, avec des entreprises telles qu’Alibaba, Tencent et Baidu, ainsi qu’une présence significative dans les infrastructures cloud, la fabrication de pointe et les applications grand public. Cela explique pourquoi les investisseurs particuliers peuvent rester exposés aux États-Unis tout en considérant la Chine comme un concurrent crédible pour le leadership en matière d’IA. » 

Antoine Fraysse Soulier, responsable de l’analyse des marchés chez eToro, ajoute au sujet de la France :Le faible écart entre les deux pays montre que les investisseurs français cherchent avant tout à s’exposer aux gagnants de l’IA, quelle que soit leur origine. Cette vision reflète une approche plus opportuniste des marchés et une moindre conviction dans l’idée d’une domination américaine incontestée. Les investisseurs semblent considérer que la prochaine phase de création de valeur liée à l’IA pourrait être portée par plusieurs pôles d’innovation, et non plus exclusivement par les États-Unis.

Le chiffre global, qui regroupe les réponses des 13 pays, masque une nette divergence régionale. Dans 9 de ces 13 pays, davantage d’investisseurs particuliers ont désigné la Chine plutôt que les États-Unis comme le pays le mieux placé pour mener la course mondiale à l’IA, notamment au Royaume-Uni, en Allemagne, en Espagne, en Italie, en Pologne, au Danemark, aux Pays-Bas, en République tchèque et en Australie.

Les États-Unis constituent le contrepoint le plus marquant. Parmi les investisseurs particuliers américains, 63 % estiment que les États-Unis sont les mieux placés pour mener la course mondiale à l’IA, contre 41 % qui choisissent la Chine.

La France adopte quant à elle une position plus équilibrée. Si les États-Unis conservent une légère avance, avec 45 % des investisseurs particuliers les plaçant en tête contre 43 % pour la Chine, l’écart apparaît particulièrement réduit. Ce résultat souligne que les investisseurs français considèrent désormais la Chine comme un concurrent crédible dans la course au leadership technologique mondial.

La Chine gagne du terrain en tant qu’opportunité de marché à long terme 

L’avance perçue de la Chine en matière d’IA intervient alors que les investisseurs réévaluent également les opportunités de marché à long terme. Depuis le quatrième trimestre 2024, la part des investisseurs particuliers estimant que la Chine générera les meilleurs rendements boursiers à long terme est passée de 24 % à 29 %, tandis que celle des investisseurs optant pour les États-Unis a reculé de 45 % à 35 %. Au cours de la même période, l’avance des États-Unis sur la Chine s’est réduite, passant de 21 points de pourcentage à seulement 6. 

Cette évolution se retrouve également en France. Depuis le quatrième trimestre 2024, la part des investisseurs français estimant que la Chine offrira les meilleurs rendements boursiers à long terme est passée de 22 % à 26 %, tandis que celle privilégiant les États-Unis a reculé de 40 % à 28 %. L’écart entre les deux marchés s’est ainsi fortement réduit, passant de 18 points à seulement 2 points de pourcentage. Fait notable, l’Europe arrive désormais en tête des marchés jugés les plus susceptibles de générer les meilleurs rendements à long terme, citée par 29 % des investisseurs français.

Cette évolution est également visible dans l’exposition des portefeuilles. La proportion d’investisseurs particuliers dans le monde exposés aux marchés boursiers chinois est passée de 7 % au deuxième trimestre 2024 à 12 % au deuxième trimestre 2026, ce qui signifie que cette exposition a presque doublé au cours des deux dernières années. À l’échelle mondiale, cette progression traduit une diffusion rapide de l’intérêt pour les marchés chinois au sein des portefeuilles.

En France, la tendance est similaire mais plus mesurée : la part des investisseurs déclarant être exposés aux actions chinoises est passée de 5 % à 7 % en deux ans. Cette progression intervient dans un contexte où les actions européennes restent de loin les plus présentes dans les portefeuilles (69 %), suivies des actions américaines (28 %). Dans ce cadre, la Chine demeure ainsi un marché encore marginal dans l’allocation des investisseurs français, même si cette légère hausse témoigne d’un intérêt progressivement croissant.

Antoine Fraysse-Soulier a déclaré : « Nous observons une évolution progressive de la perception des investisseurs concernant les moteurs de performance à long terme. Les États-Unis demeurent la référence mondiale en matière d’innovation et de technologie, mais la Chine gagne du terrain dans les anticipations des investisseurs grâce à ses avancées dans l’intelligence artificielle et à des valorisations souvent plus attractives. Cette réduction de l’écart entre les deux marchés traduit une vision plus équilibrée de la croissance mondiale future, où les investisseurs cherchent avant tout à identifier les meilleures opportunités de rendement, indépendamment des considérations géopolitiques. 

Les investisseurs français se distinguent toutefois par une conviction en faveur de l’Europe, qu’ils sont les plus nombreux à considérer comme le marché offrant le meilleur potentiel à long terme. Cette préférence peut s’expliquer par une plus grande familiarité avec les entreprises européennes, mais aussi par la perception d’opportunités attractives dans plusieurs secteurs stratégiques tels que l’industrie, la défense ou encore les infrastructures. Après plusieurs années de surperformance américaine, certains investisseurs estiment également que les valorisations européennes offrent aujourd’hui un potentiel de rattrapage intéressant.

L’optimisme vis-à-vis de l’IA s’estompe alors que les investisseurs se montrent plus sélectifs 

Alors même que la confiance en la Chine se renforce, l’optimisme concernant les cours des actions liées à l’IA s’estompe. La part des investisseurs s’attendant à une hausse des actions liées à l’IA est passée de 55 % au deuxième trimestre 2025 à 44 % un an plus tard, tandis que celle des investisseurs anticipant une baisse est passée de 11 % à 17 %. En France, la tendance est encore plus marquée : seuls 38 % des investisseurs anticipent désormais une hausse des actions liées à l’IA, contre 55 % un an plus tôt, tandis que la part de ceux anticipant une baisse progresse de 10 % à 15 %, traduisant un net regain de prudence sur le segment technologique.

Malgré cette modération, les investisseurs continuent de voir des opportunités tout au long de la chaîne de valeur de l’IA. Lorsqu’on leur a demandé quelle partie du marché de l’IA était la plus susceptible de générer les meilleurs rendements d’investissement au cours des cinq prochaines années, 31 % ont choisi les grandes plateformes technologiques intégrant l’IA, suivies par 29 % qui ont choisi les entreprises spécialisées axées sur l’IA et 28 % qui ont choisi les fabricants de semi-conducteurs et de puces. En France, la hiérarchie est légèrement différente : les entreprises spécialisées “pure players” de l’IA arrivent en tête (29 %), devant les plateformes technologiques (28 %), tandis que les semi-conducteurs et les entreprises de cybersécurité liées à l’IA se positionnent à un niveau comparable, autour de 22 %, reflétant une lecture plus fragmentée de la chaîne de valeur de l’IA.

Lale Akoner poursuit : « La modération des prévisions concernant les cours des actions liées à l’IA montre que les investisseurs ne se contentent pas de céder à l’engouement général pour l’IA. Ils considèrent toujours l’IA comme un thème structurel majeur, mais ils se montrent plus sélectifs, examinant les plateformes, les entreprises axées sur l’IA, les semi-conducteurs et les infrastructures afin d’identifier où la prochaine phase de rendements pourrait se produire. » 

FIN

Notes à l’attention des rédacteurs 

La dernière édition du « Retail Investor Beat » s’appuie sur une enquête menée auprès de 11 000 investisseurs particuliers dans 13 pays répartis sur 3 continents. Les pays suivants comptaient 1 000 répondants : Royaume-Uni, États-Unis, Allemagne, France, Australie, Singapour, Italie et Espagne. Les pays suivants comptaient 600 répondants : Pays-Bas, Danemark, Pologne, Roumanie et République tchèque. 

L’enquête a été menée du 14 au 29 mai 2026 par l’institut de sondage Opinium. Les investisseurs particuliers étaient définis comme des investisseurs autonomes ou accompagnés par un conseiller, et devaient détenir au moins un produit d’investissement, notamment des actions, des obligations, des fonds, des comptes d’épargne-investissement (ISA) ou tout autre produit équivalent. Il n’était pas nécessaire qu’ils soient utilisateurs d’eToro.  

Les chiffres et les résultats présentés dans cette enquête reposent sur les réponses des participants au moment où l’enquête a été menée. Ils reflètent les opinions, les points de vue et les perceptions des répondants et ne doivent pas être interprétés comme des conseils en investissement ni comme une garantie de performances futures. Les pourcentages et les résultats peuvent ne pas être représentatifs de l’ensemble de la population et sont susceptibles d’évoluer en fonction des conditions du marché et du sentiment des investisseurs. 

Contacts presse 

pr@etoro.com 

À propos d’eToro 

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  • L’Autorité monétaire de Singapour (MAS) à Singapour 

La présente communication est fournie à titre informatif et éducatif uniquement et ne doit pas être considérée comme un conseil en investissement, une recommandation personnelle, ni une offre ou une sollicitation d’achat ou de vente d’instruments financiers. Ce document a été préparé sans tenir compte des objectifs d’investissement ou de la situation financière d’un destinataire particulier, et n’a pas été rédigé conformément aux exigences légales et réglementaires visant à promouvoir la recherche indépendante. Toute référence aux performances passées ou futures d’un instrument financier, d’un indice ou d’un produit d’investissement packagé ne constitue pas, et ne doit pas être considérée comme, un indicateur fiable des résultats futurs. eToro ne fait aucune déclaration et n’assume aucune responsabilité quant à l’exactitude ou l’exhaustivité du contenu de cette publication. 

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