Bitcoin et Ethereum subissent actuellement une chute prononcée. Le Bitcoin est venu tester le niveau des 70 000 dollars, un plus bas depuis novembre 2024 tandis que l’Ethereum a touché les 2 000 dollars soit un plus bas de juin 2025. Son plus bas d’avril est à 1 400$ !
Ce récent mouvement reflète la convergence de sorties de capitaux institutionnelles, du respect du cycle de 4 ans, le tout amplifié par un contexte macroéconomique fragile.
Pour la première fois depuis le lancement des ETF aux Etats-Unis, il vient de se produire trois mois consécutifs de ventes nettes. Ceci a fait disparaître le support proche des niveaux de prix institutionnels (environ 90 000 $), déclenchant des liquidations d’un montant de 1,8 milliard de dollars, majoritairement sur les positions longues.
Par ailleurs, le bitcoin n’a pas profité depuis vendredi 30 janvier de la chute de son rival, l’or, l’actif refuge phare des marchés, il a même accéléré sa chute, qui est désormais de 40% depuis son sommet en octobre 2025.
Le cycle des 4 ans
Le Bitcoin reste historiquement structuré par le cycle de halving qui se produit tous les quatre ans. Statistiquement, les tops interviennent 12 à 16 mois post-halving. Le dernier halving date d’avril 2024 et le dernier record de septembre 2025 (126 000$) ce qui concorde.
Les dernières années de baisse du BTC étaient en 2022 et 2018, ce qui accrédite la thèse des 4 ans…pour le moment !
Le chemin du retour vers les sommets boursiers pourrait s’avérer semé d’embûches. En 2026, la capitalisation boursière mondiale des cryptos a enregistré une chute de 800 milliards de dollars.
Un autre signe de cette méfiance se manifeste dans la stratégie de diversification de Tether, leader mondial des stablecoins. L’entreprise procède à des achats massifs d’or, sa réserve de métal précieux dépassant désormais de trois fois la valeur de ses réserves en bitcoins.
À l’inverse, une entreprise persiste à acquérir des bitcoins malgré un contexte peu propice. Il s’agit de Strategy, la société de Michael Saylor et figure de proue des entreprises détenant du bitcoin en trésorerie. Elle possède actuellement 712 000 bitcoins, pour un prix d’acquisition moyen de 76 000 dollars, un niveau proche du cours actuel.
Sur CNBC, Michael Saylor a déclaré : « Nous l’achetons [le bitcoin] pour le conserver pendant 100 ans. La chute des cours fait fuir les sceptiques. Quand le bitcoin valait 16.000 dollars, nous étions prêts à accompagner sa baisse jusqu’à zéro ».
Tensions géopolitiques et impacts
L’absence d’acheteurs soulève de nouvelles interrogations quant à la place du bitcoin dans les portefeuilles d’investissement diversifiés. Autrefois considéré comme un moteur de momentum et une protection contre l’inflation, il peine à remplir ces deux rôles.
Les sorties de capitaux des ETF au comptant se poursuivent, les tensions géopolitiques n’ont pas stimulé la demande, et les placements traditionnels perçus comme des valeurs refuges continuent de privilégier les métaux précieux et les liquidités.
Le Bitcoin restant fortement corrélé aux valeurs technologiques à forte capitalisation et l’incertitude macroéconomique étant élevée, des niveaux clés définissent désormais le régime.
Epaule-Tête-Epaule déclenchée
Le Bitcoin vient d’enfoncer les 70 000$ et le support oblique (en bleu), ce qui constitue deux signaux négatifs. Parallèlement, une figure très connue en épaule-tête-épaule vient de se déclencher (en weekly).
L’objectif théorique se situe à 48 000$. Bien sûr il ne s’agit pas d’une science exacte, mais cette configuration plaide en faveur d’un retournement de tendance baissière sur le BTC.

